« J’ai divisé par deux ma facture d’électricité en montant moi-même ma centrale solaire pour moins de 3 000 € – comment j’ai fait sans pro »
Quand la hausse des prix de l’électricité fait grincer des dents, certains sortent les chéquiers… et d’autres, la caisse à outils. Audren, bricoleur du Lot, s’est lancé dans l’aventure solaire sans pro pour réduire sa facture, armé de son expérience et d’une bonne dose de malice. Résultat ? Moitié moins à payer, énergie verte à la clé, et un large sourire. On vous raconte comment il a fait fondre la note, pour moins de 3 000 € !
Un pari solaire pour faire baisser la facture
Au cœur de la campagne lotoise, Audren Van Zalk refuse d’attendre le professionnel qui met parfois des mois à répondre à l’appel. Avec vingt ans de métier dans le bâtiment, il s’est fixé un objectif simple : installer lui-même une centrale photovoltaïque dans son jardin, et pour moins de 3 000 €, s’il vous plaît. Pari relevé, et bien plus vite qu’on ne le croit : en quelques jours, sa centrale de 3,2 kWc (ramenée à 3 kWc, conformité Enedis oblige) s’élève fièrement sur une ossature “maison”.
Audren ne garde pas sa réussite pour lui : il partage toutes les étapes de cette épopée sur ses comptes “Objectif ZeroCarbone”, notamment sur Twitter et YouTube. Résultat ? Les mythes du chantier ruineux ou interminable prennent un sérieux coup de vieux.
Préparation et astuces d’un bricoleur averti
Bien qu’il soit adepte du “faire soi-même”, Audren n’est pas du genre à foncer tête baissée. Avant même de sortir un tournevis, il s’immerge dans la législation et les exigences techniques du photovoltaïque. Pas de hasard chez lui – l’anticipation est sa meilleure alliée.
Petite subtilité : pas de grosse batterie domestique pour stocker l’électricité. Pourquoi ? “Je n’ai pas mis de batterie parce que ma voiture électrique (une Renault Zoé 22 kWh) permet d’absorber beaucoup de la production,” précise-t-il. Sa Zoé joue donc un vrai rôle de tampon, engloutissant une grande partie des 3 200 kWh produits annuellement. Résultat : moins d’électricité réinjectée gratuitement dans le réseau et, surtout, coût réduit. Ajouter une batterie aurait tout simplement doublé le budget et retardé l’amortissement de l’installation. Efficace et rationnel, Audren !
Optimisation quotidienne et choix avisés
Pour ne pas perdre un watt, Audren emploie pour l’instant des prises connectées et déclenche lui-même ses appareils gourmands (comme le chauffe-eau) dès qu’un pic de production se présente. Un œil sur la courbe, un doigt sur l’interrupteur : le jonglage est manuel mais malin !
La nouveauté ne tardera pas : il prévoit d’installer prochainement des délesteurs. Avec ça, tout tournera “comme sur des roulettes”, sans même se lever du canapé !
Autre choix éclairé : l’orientation de la centrale. Plutôt que de viser le plein sud, il préfère pencher légèrement vers l’ouest. Pourquoi ? Parce que c’est le soir que ses besoins montent en flèche. Au final, il adapte la production à son mode de vie – un peu moins de punch le matin, mais une exploitation réellement optimisée.
Un foyer (presque) zéro hydrocarbure, une facture divisée par deux
À la maison, la transition est en marche. L’habitation, une maison en pierre de 200 ans et 90 m², héberge trois personnes, se chauffe traditionnellement au bois, et bientôt grâce à une pompe à chaleur réversible. Les hydrocarbures, chez Audren, sont de plus en plus rares : “Tout est électrique chez moi, je n’utilise quasiment plus d’hydrocarbures.” Voilà qui inspire le respect.
Côté portefeuille, la différence est nette. Avant sa centrale DIY, la facture plafonnait à environ 200 € par mois. Désormais, la centrale maison permet de viser 450 € d’économies chaque année. En cinq ans, l’investissement initial sera rentabilisé, d’autant plus que la structure accueille aussi de façon futée… son bois de chauffage !
- 3,2 kWc de puissance installée
- Moins de 3 000 € investis (hors abri à bois !)
- Économies estimées : 450 €/an
- Retour sur investissement : 5 ans
- Pas de batteries, mais une voiture électrique comme tampon
Alors, tenté par l’énergie solaire version home made ? Audren ne regrette rien, et son sourire en dit long. Quand on voit la facture divisée et la satisfaction de s’émanciper (un brin) du réseau, difficile de ne pas y voir un sacré rayon de soleil dans la lutte contre l’augmentation. À vos outils, et, pourquoi pas, à votre tour de rayonner… sans casser la tirelire !



