Excès de vitesse record en Porsche : le tribunal annule tout à cause d’un simple oubli technique
Une Porsche Panamera flashée à 204 km/h sur l’A40, une procédure apparemment « imparable », et puis, patatras : tout s’effondre sur un simple oubli administratif. Petits secrets d’audience et grand malaise sur les contrôles-radars en France… Asseyez-vous, l’histoire démarre vite !
L’excès de vitesse fulgurant… et la routine des gendarmes
Ce mardi 24 juin 2025, sur l’autoroute A40, les gendarmes sont loin de se douter qu’ils s’apprêtent à écrire une nouvelle page – un brin surréaliste – dans la saga des excès de vitesse française. Un automobiliste fonce à 204 km/h sur une portion limitée à 110 km/h, le tout au volant d’une rutilante Porsche Panamera. Rien de bien nouveau sous le soleil pour nos forces de l’ordre : bolide intercepté, procès-verbal rédigé, et direction le tribunal correctionnel pour ce conducteur déjà connu pour son goût prononcé pour la vitesse.
Avec presque le double de la limitation autorisée, l’affaire semble bouclée d’avance. Sur le papier, tout accuse ce récidiviste qui « risquait gros ». À l’heure où tout le monde regarde le compteur, le sort du conducteur paraît scellé… ou presque.
Le détail qui renverse tout : un vice de forme bien senti
C’est alors que le feuilleton judiciaire prend un virage, grâce à un avocat lyonnais méticuleux (la Porsche Panamera n’était finalement pas le seul atout du conducteur ce jour-là). Cet avocat décortique le dossier et fait une découverte de taille : il manque un document-clé, le fameux carnet métrologique du radar. Mais qu’est-ce donc ? Il s’agit du papier qui prouve que l’engin, ce jour-là, avait bien été vérifié et calibré selon les règles de l’art. Cerise sur le gâteau, aucune trace de cette vérification n’apparaît non plus sur le procès-verbal initial.
- Absence de carnet métrologique dans le dossier
- Aucune mention de vérification récente sur le PV
Il n’en faut pas plus à la Défense pour dégainer une jurisprudence bien connue : sans preuve formelle de fiabilité du dispositif, la régularité du contrôle tombe à l’eau. Pas de traçabilité ? Pas de fiabilité ? Pas de condamnation.
La justice tranche en faveur de la rigueur (et de l’oubli)
Malgré la demande de la procureure Descot qui avait réclamé six mois de prison avec sursis (le récidiviste, rappelons-le), le tribunal va annuler purement et simplement la procédure. Autrement dit :
- Pas d’amende
- Pas de retrait de points
- Pas de casier judiciaire
Le choc pour qui pensait que justice rimait forcément avec sanction, surtout à cette allure sur une autoroute. Eh bien non ! Même à 204 km/h en Porsche, la loi reste la loi, et la fiabilité de la procédure prend le dessus. Cela peut sembler délirant, mais c’est bel et bien la rigueur technique qui prévaut dès lors que le programme judiciaire s’enraye, ne serait-ce que d’un document oublié.
Interrogations sur la fiabilité des radars (et petits conseils à la clef…)
Cette affaire bouscule plus qu’un conducteur pressé : elle interroge sur la rigueur généralisée des contrôles radars en France. Car il se pourrait que de nombreux appareils en service n’aient pas été vérifiés ou leur traçabilité correctement établie. Faille ou « faille-lité » du système ?
En tout cas, une chose est sûre : ceux qui allient moyens financiers (pour la Panamera ET pour le ténor du barreau) n’auront peut-être plus aussi peur que ça d’avaler les kilomètres à toute vitesse, s’il est possible, à coups de dossiers bien ficelés, de faire sauter la moindre sanction. Cela ne doit cependant pas donner d’idées ! Loin de là…
Morale de l’histoire ? Pour éviter les mauvaises surprises, que vous soyez dans une Twingo ou une limousine allemande, le meilleur conseil reste encore de surveiller son compteur… et, pour l’État, de surveiller de près celui de ses radars !



